LAVIERGE
DU SAINT-CORDON

ingt-cinq fois, la Sainte Vierge sembla jeter encore autour de la Cité Valenciennoise un Cordon salutaire que la mort ne pouvait franchir, mais devant lequel "le mal contagieux s’éloignait à vue d’œil", notamment en 1291, 1515, 1555, 1665…

quand les épidémies sévirent avec violence, dates mémorables inscrites dans les annales, mais aussi gravées dans les cœurs reconnaissants des Valenciennois.

Lors du typhus de 1813, du choléra en 1831, 1849, 1866, leur confiance se montra digne de la foi des anciens temps et la Sainte Vierge s’est montrée la bonne mère des habitants.

A l’époque de la Révolution, les églises de Valenciennes furent démolies ou pillées. Aucun valenciennois survivant à la tourmente de 1793 n’a jamais affirmé avoir vu détruire le Saint-Cordon, ni même savoir ce qu’il était devenu. Il a été présumé qu’un des religieux l’aurait soigneusement caché afin de le soustraire à une profanation sacrilège et serait mort.

Afin de suppléer le Saint-Cordon disparu, un pasteur fit sculpter la Statue de la Madone, représentant la Céleste Mère dans l’attitude qu’elle prit quand elle vint délivrer Valenciennes de la contagion.

Le socle sur lequel repose la statue de Notre-Dame est orné de 4 médaillons retraçant le prodige de l’an 1008. Un sourire maternel illumine son visage et ses bras ouverts semblent distribuer ses largesses. Elle tient une tresse écarlate que les anges reçoivent de ses mains tandis que l’ermite, semble implorer son assistance.

En 1897, le jour de la Pentecôte, un cortège historique de toute beauté parcourut la cité. L’archevêque de Cambrai revêtit, la Sainte Vierge de son manteau royal en soie bleue, parsemé de fleurs or et argent, brodé d’arabesques et de lis, et posa sur son front une couronne d’or et de pierres précieuses, don de fidèles Valenciennois. On lui mit en mains un sceptre de vermeil, offert par les prêtres originaires de Valenciennes.

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